Nichées au coeur de la presqu'île de la caravelle, les ruines exceptionnelles du Château Dubuc présentent une habitation unique des autres sucreries du XVIIème siècle. Elle se différencie par sa dimension spectaculaire, ses installations considérables d'appontements, de coffres, d'entrepôts et sa position d'isolement en bordure de baie. Cette construction inhabituelle suppose d'importantes activités commerciales clandestines. En effet, le trafic de marchandises et d'esclaves entre l'Afrique, l'Europe et les Antilles y auraient été plus intenses que la production de sucre dont témoignent les ruines des huit chaudières actuelles. Aujourd'hui plus de la moitié du domaine du Château fait partie de la réserve naturelle gérée par le Parc Naturel Régional (site classé actuellement monument historique).
Construites vers1760, l'Habitation, ainsi que ses façades, sont classées monument historique depuis 1981.
Ce somptueux domaine de maître de style colonial est aménagé par une magnifique entrée de cocotiers alignés qui témoigne d'une architecture typiquement créole.
Le domaine et ses abords sont ouverts au public une fois par an lors de la journée du patrimoine.
Pour récompenser les Dominicains d'avoir menés le combat contre les Caraïbes en 1658, la veuve du gouverneur du Parquet leur offrit 230 hectares de terres.
En 1664, les moines édifièrent un couvent, une église et une sucrerie. Mais c'est avec l'installation du Père Labat dans l'ancien monastère, de 1696 à 1705, que son histoire commence.
En effet, sous sa direction, il devint le centre industriel le plus avancé de l'île car il mena la sucrerie, fît construire une purgerie et une distillerie afin d'améliorer l'élaboration du rhum à partir d'un alambic charentais. Entièrement restaurées depuis, les ruines des anciens bâtiments et de sa chapelle sont devenus un lieu culturel dédié à de grandes manifestations.
L'Habitation céron vous propose une balade pittoresque et enrichissante avec son émouvante «rue case-nègre», son majestueux arbre le zamana, couvrant une zone d'ombrage de 5 000 m2, son parc et ses nombreuses matoutou-falaises. Cette ancienne sucrerie datant de 1658, avec ses ruines, sa purgerie, son moulin à eau, vous permettra de plonger dans son passé et de comprendre les processus de transformations du sucre et du manioc du XVIIème jusqu'au XIXème siècle. Restaurée par ses actuels propriétaires depuis 1991, l'Habi-tation est classée aujourd'hui d'intérêt «faunistique» et «floristique».
Fondée en1643 et acquise par son propriétaire Sieur Guillaume Dorange, elle est très certainement la plus ancienne habitation de la Martinique. C'est par le mariage de sa fille avec François Samuel De la Touche qu'elle prit le nom de la Touche. Cette ancienne habitation-sucrerie fut détruite par l'éruption volcanique de la montagne Pelée le 8 mai 1902. Seules les ruines du viaduc, moulin à eau, maison de maître, sucrerie, bassins, dépendances, indigoterie, manioquerie, barrage, coulisse à canne renaissent de leurs cendres grâce à un magnifique jardin botanique dessiné par l'horticulteur et paysagiste Jean- Philippe Thoze. Le jardin à la créole, la collection de cactus, de plantes sèches, de nénuphars, de lotus et de bambous illustrent ces vestiges tel un dessin. Revivez, dans ce cadre exceptionnel, l'histoire du XVIIème siècle où reposent les ruines de cette incroyable architecture d'époque.
Ancienne habitation sucrière du XVIIIème siècle, elle reste la propriété de la famille Leyritz et de ses descendants directs durant plus de trois siècles. Elle devint une distillerie en 1880 après avoir été une sucrerie très prospère dans le Nord de l'île. Depuis, transformée en un restaurant de grande qualité, vous pouvez admirer le reste des vestiges de ce site : la sucrerie, la maison du planteur, du commandeur, la distillerie, le jardin à la française, la fontaine et sa fameuse rue case nègre…
Profitez de cet endroit admirable grâce à son parc de huit hectares qui se présente à vous comme un havre de paix. Ce lieu culturel enrichissant comprenant, également un musée de poupées végétales, vous surprendra autant pour son histoire que pour son authenticité.
Construite à partir du XVIIIème siècle, l'Habitation Acajou devient la propriété d'Homère Clément en 1887. Classé Monument Historique depuis 1996, elle est la seule habitation créole entièrement ouverte au ublic. De vastes plantations de cannes entourent cette demeure, ses dépendances, les chais et l'ancienne distillerie. La maison de maître, caractéristique de l'architecture rurale martiniquaise, abrite une collection de meubles créoles originaires des différentes îles de la Caraïbe. Elle est entourée d'un parc de seize hectares réunissant plus de 300 variétés végétales dont plusieurs arbres centenaires, une palmeraie et un verger tropical. L'ancienne distillerie, entièrement restaurée en 2005, accueille le nouveau centre d'interprétation des rhums Clément où le mouvement des machines à vapeur et les différentes expositions rendent hommage à la grande aventure du rhum agricole.
Le Musée expose sur 300 m2 l'histoire des deux anciennes cultures aujourd'hui délaissées à la Martinique : le café et le cacao. L'espace café fait renaître les premières plantations de l'île du XVIIème siècle. Des informations intéressantes telles les soins, les maladies, les cultures et la torréfaction sont dévoilées. Des archives d'affiches et une collection de moulins, de cafetières, de torréfacteurs et d'ustensiles, d'endroit et d'époques différentes, viennent parfaire cette exposition. L'espace cacao préserve le passé de cet arbre fascinant «le cacaoyer» et son histoire de l'époque aztèque à nos jours. Des vieilles machines, des objets, des gravures d'époque et des documents anciens vous permettront de goûter avec les yeux !
Le Conseil Général de la Martinique a voulu rendre hommage à la ville de Saint-Pierre, touchée par l'éruption volcanique de la montagne Pelée le 8 mai 1902, par un Centre de Découverte des Sciences de la Terre. Ce dernier a pour objectif d'approfondir les sciences de la Terre afin de mieux protéger l'espèce humaine. Ce Centre, à l'architecture particulière posée sur un fût et des piliers, présente des expositions temporaires et permanentes, réalise des activités sur le thème des sciences de la Terre et offre une salle de projection. Il rejoint les structures éducatives, pédagogiques et ludiques déjà existantes comme : le Musée Franck Perret, l'Observatoire du morne des Cadets et la Maison du Volcan.
Expédiée pièce par pièce de Paris, cet édifice a été monté en 1893 à l'emplacement de l'ancien hôtel du Petit Gouverneur. Elle est le chefd'oeuvre de l'architecte Henry Picq, contemporain de Gustave Eiffel. De style néo-romanobyzantin polychrome, la bibliothèque conserve près de 200 000 ouvrages. Partisan obstiné de l'abolition de l'esclavage, Victor Schoelcher avait offert à la bibliothèque qui porte son nom une collection de 1200 livres sauvée de l'incendie de 1890. L'édifice, considéré comme le plus beau monument de la ville est inscrit à l'inventaire des monuments historiques depuis 1973.
Le Fort Saint-Louis d'architecture militaire de type Vauban du XVIIème et XVIIIème siècle est une construction remarquable surplombant toute la baie de Fort-de-France. Il est édifié en roches volcaniques de la montagne Pelée. C'est la forteresse la mieux conservée de l'archipel Antillais. Son histoire débute en 1638 lorsque le premier gouverneur de la Martinique Jacques Du Parquet, décide de renforcer cette position qui deviendra une base navale. Classée monument historique en 1973, cette construction est la gardienne du patrimoine unique et culturel de la mer des Caraïbes. À ce jour, le Fort est le siège du commandant de la Marine Française de la zone maritime couvrant les Antilles et le Golfe du Mexique.
Le passé prestigieux de la première population de l'île dite amérindienne est retracé dans le Musée Départemental d'Archéologie Précolombienne. Ses illustrations de poteries, de céramiques, d'outils en pierre et en coquillage, de coupes gravées ou peintes, de vases, sa vitrine entièrement consacrée aux adornos (figures animales sculptées par les Précolombiens sur les anses de leurs poteries) et sa reproduction de pétroglyphes (dessins gravés dans la pierre), font du musée l'un des plus riches de la Caraïbe. Cette exposition intelligemment juxtaposée nous fait revenir sur le passé lointain et prestigieux des autochtones de la Martinique.